Article mis à jour le 02/07/2020
Cet article est dédié à Hazem
(un magnifique prénom d’origine tunisienne signifiant volonté).
Et puis à Gilles aussi (cactus oblige…)
Le bateau tanguant à quai (lundi 1er juin)
Cet article est en hommage au bateau si affectueusement nommé « Fleur de cactus » !
Pourquoi ce nom ? Sans doute en référence à la fleur de cactus…

et oui, la fleur de cactus a beau être belle, il est préférable de ne point s’y frotter (les piquants du cactus n’étant jamais bien loin). Gilles en sait quelquechose (lui qui, fraternellement, prévient les autres mais oublie de s’en tenir à distance).
« Qui s’y frotte, s’y pique. »
— devise de Louis XII.
Ce « fleur de cactus » était donc amaré devant le MUCEM en ce début de mois de juin. Jusque là, du haut de ses 55 ans d’âge, tout allait bien. Il allait même jusqu’à envisager une retraite prochaine et bien méritée même s’il y avait quelques débats sur l’âge légal de départ à la retraite (les différentes affirmations oscillants généralement entre 60 et 65 ans selon les sources)…
« Une « Fleur de Cactus » dans la rade de Marseille. »
— par Ph. G.
[article de La Provence (26/09/2013)]

Mais ces débats de dates souvent stérils et empleins d’injustices n’inquiétaient guère « Fleur de cactus » car il était bien plus fier de son moteur que des questions d’âge.
Un moteur dont le poids est évalué à près d’une tonne (par le chef de bord) et qui en avait déjà vu d’autres et qui en verrait bien certainement encore !
« Ne t’enorgueillis jamais de quoi que ce soit :
la fierté est la fille de l’ignorance. »
— citation italienne.
[Les sentences et adages et proverbes italiens (1683)]

Cependant, même si cet optimisme était reconfortant et de bon alloi, c’était sans compter sur les vagues qui ont déferlé sur le port de Marseille en ce début de mois de juin.
Acculé par la Capitainerie dans une position sur le quai particulièrement exposée (notez l’angle saillant formé par les fortifications sur l’autre rive…) , il fut baloté nonchallament par les flots…
« Les vagues du grand bleu caressent les blessures de notre âme. »
— Mireille Weiten-de Waha.

Selon les dires du chef de bord (qui est également le propriétaire), c’est le dimanche 7 juin aux alentours de 16h qu’après un léger choc (parmi tant d’autres, ces derniers jours ayant été marqués par de fortes vagues) contre le quai d’amarrage, il prit l’eau…
Les occupants du navire (le chef de bord ainsi qu’un invité présent à bord) purent heureusement s’extraire non sans quelques difficultés.
S’en suivirent des allers-retours (du chef de bord) afin de récupérer toutes les affaires qui pouvaient l’être.
« Les vagues ne naissent pas quand elles déferlent sur la plage.
Elles roulent longtemps en mer avant de se casser sur un repli de sable. »
— Geneviève Dormann.
« Fleur de cactus » en l’état (le lundi 8 juin, lendemain du naufrage)
Puis, inéxorablement, le bateau s’enfonçait (malgré la pompe d’écopage). Le chef de bord, après un dernier salut en direct de la cabine (et en bon marin), dut se résoudre à abandonner le navire qui coulait, s’enfonçant inlassablement de plus en plus profondément dans la mer du port de Marseille…
« Rien ne sert d’avoir un gros bateau si tu ne sais pas le manier dans les vagues. »
— Valentin Laubacher.
La Provence relate également les faits dans son article daté du dimanche 7 juin 2020.
Face à cette scène qui ressemble à un temps d’après-guerre, nous ne résistons pas à l’idée de vous partager cette présentation de Marseille (datant justement d’après-guerre) :
Présentation vidéo de Marseille qui s’achève par une vue du vieux port à deux pas du point d’amarrage du bateau
En ce dimanche 7 juin 2020, le soleil s’est-il couché une dernière fois pour « Fleur de cactus » ?
« La vie, c’est comme les vagues, c’est comme l’écume,
tout se disloque, tout s’en va, tout se perd. »
— Sœur Emmanuelle.
Certes, il rejoindrait ainsi une tradition maritime marseillaise (voir l’histoire de la Sardine qui boucha le port de Marseille qui, en réalité, serait l’histoire d’un bateau dénommé Sartine…) mais tout de même…
« C’est pas la mer qui fait les vagues, c’est le vent. »
— Grégoire Lacroix.
Son chef de bord, fier et motivé (en dépit de la gravité des circonstances), veut croire que malgré la cabiné éclatée (elle aurait « implosée » au moment du naufrage, certainement sous l’effet de la pression de l’eau), son bateau puit encore aisément être remis sur les flots !
« L’amour sans la passion serait comme un océan sans les vagues. »
— Jonyah.

Aussi, pour que ce coucher de soleil ne soit point le dernier pour « Fleur de Cactus », le chef de bord vous invite à le soutenir !
Pour cela, il recherche des dons financiers et/ou des dons de moyens.
Son objectif est de financer les frais inhérents au naufrage (sécurité civile, pompiers…), de sortir la coque du bateau (qui n’aurait pas touchée le fond du port) de l’eau puis de la réparer en chantier (cela était prévu mais l’opération n’avait pu être menée du fait de la fermeture des chantiers navaux durant le confinement imposé pour cause de Covid-19).
« Chaque vague sait qu’elle est la mer.
Ce qui la défait ne la dérange pas car ce qui la brise la recrée. »
— Lao-Tseu.
Afin d’aider le chef de bord, vous pouvez bien sûr lui remettre directement vos dons en main propre.
D’autre part, nous (c’est-à-dire — Arbelt Rondles Photo –) avons décidé de lui apporter notre soutien en collectant les dons que vous souhaiteriez effectuer par voie électronique.
Ainsi, vous pouvez nous faire part de vos promesses de dons par courriel (en indiquant impérativement le montant du don promis). En fonction du nombre de donateurs, nous mettrons en place un moyen de paiement électronique (certainement via Paypal) dans les jours à venir. Vous pourrez ainsi venir en aide à « fleur de cactus » et à son chef de bord !

Alors, longue vie à « Fleur de cactus » !?!
Sous le resplendissant soleil de Marseille bien entendu !






















